Construction bois

Colombage, bois empilé, poteau-poutre, ossature... Autant de techniques déclinant les performances du bois sur de longues portées, avec résistance et légèreté.

La construction en bois a bien des atouts, que l'on est en train de redécouvrir. La structure cellulaire du bois en fait un bon isolant naturel. Sa conductivité thermique (environ 0,15 W/m°C, selon les essences) est quinze fois plus faible que celle du béton et quatre cents fois plus faible que celle de l'acier. Il n'occasionne aucun pont thermique en about de dalle lorsqu'il est utilisé en plancher. Il est hygrorégulateur et participe au confort du logement en supprimant la condensation. Bien plus léger que le béton, il est aussi plus résistant et permet de réaliser de longues portées. Des parois d'une épaisseur de 17 cm offrent des performances supérieures aux maisons maçonnées, tout en faisant gagner en surface habitable et en réduisant les fondations, donc les coûts de construction.


Du bois empilé à l'ossature bois, plusieurs techniques sont employées pour construire en bois. 

 

- Le bois empilé (environ mille maisons par an). Qu'on utilise des rondins ou des madriers, ce procédé reste caractéristique des régions de montagne, où il retrouve une certaine vogue. Il permet relativement peu de choix architecturaux, bien que de nouvelles techniques lui donnent un aspect plus contemporain. 

 

- Le colombage, technique traditionnelle française, reste lui aussi très courant dans ses régions d'origine (Normandie, Alsace...). 

 

- Le poteau-poutre en reprend le principe : la structure porteuse, composée de poteaux en bois de forte section espacés de plusieurs mètres, est comblée par divers matériaux de remplissage. Ce procédé permet de créer de grands volumes, de longues portées, et autorise de vastes baies vitrées. C'est le système adopté pour les «maisons d'architecte » (plusieurs centaines par an). 

Ces trois techniques sont anciennes, à la différence de l'ossature bois qui, elle, est tout à fait moderne.